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ESDES

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17 mars 2021

Dans un monde où le numérique est de plus en plus important et impactant dans notre société, nous remarquons les divers facteurs jouant un rôle sur la fracture du numérique. Une des principales causes de l’exclusion numérique est liée aux différences éducatives ce qui entraîne des inégalités d’apprentissages et des inégalités d’accès. A travers cet article, nous allons exposer les différentes relations entre l’éducation, les usages des ordinateurs et les inégalités sociales.
Le terme exact pour parler de ces inégalités d’accès est la fracture numérique, cela sépare les personnes qui bénéficient de l’accès à l’information numériques et ceux qui demeurent privées des contenus technologiques.


Nous pouvons lier ce problème aux différences d’apprentissages qui se forment à l’école et en dehors de l’école. Au Brésil par exemple, de nombreuses écoles sont dotés d’ordinateurs, mais beaucoup d’enfants ont un accès limité à ces ordinateurs, car le nombre d’enfants n’est pas proportionnel au nombre d’ordinateurs. D’autant plus que l’usage de la technologie dans l’éducation est en corrélation avec l’usage de la télévision. Un jeune ayant une télévision pourra bénéficier d’un léger avantage sur l’accès à l’information. Un programme de la fondation Roberto Marinho Telecurso 2000 a été créé pour venir en aide aux enfants en difficulté ayant pris du retard dans leur apprentissage. Ce programme, diffusé à la télévision, permettait d’offrir la possibilité aux enfants d’améliorer leur connaissance sur plusieurs sujets.


L’inégalité d’accès à Internet augmente considérablement passant de 12% en 2003 à 50% en 2020 au Brésil. Malgré l’augmentation des investissements dans les technologies de l’information de la part des écoles, les enseignants ne disposent pas des compétences requises pour transmettre leur savoir aux élèves. Il est primordial que tous les élèves bénéficient d’un accès aux ordinateurs, car l’usage de la technologie améliore l’estime de soi des élèves, leur intérêt pour l’école et leur motivation.

Concernant l’accès en dehors de l’école, les inégalités persistent également entre différentes villes et différents pays. Dans le monde du travail, la possession d’un ordinateur renforce l’idée que les compétences informatiques sont un vrai avantage et peuvent être la clé pour obtenir un emploi.
L’usage de l’ordinateur est en corrélation avec les revenues du travailleur et le degré d’éducation. Dans certains quartiers plus pauvres, la fracture numérique se produit également selon le genre, le groupe ethnique et l’âge. Le lieu de travail permet d’offrir un point d’accès aux ordinateurs et à Internet contrairement aux foyers. Sur le lieu de travail, il est également possible d’apprendre plus facilement de l’usage des ordinateurs.

Disposer d’un ordinateur en dehors du foyer a un impact démocratisant majeur permettant aux populations au faible degré d’éducation de profiter d’un accès aux ordinateurs, celui- ci reste cependant inégal. « La lutte pour l’intégration numérique est une lutte contre le temps », l’émergence des nouvelles technologies augmentent les inégalités sociales, il est nécessaire de rétablir cette égalité des chances d’accès au marché de l’emploi via l’apprentissage du numérique.


Nous remarquons que la lutte contre la fracture numérique est liée à la lutte contre la fracture scolaire. Le lieu de travail reste un facteur majeur d’intégration numérique pour les populations. Il est nécessaire de mettre plusieurs nouvelles politiques en place pour faciliter l’accès au numérique des élèves et des programmes de qualité pour leur transmettre tout le savoir et les compétences nécessaires afin qu’ils puissent se développer dans tous les secteurs.

Les étudiants de Master 2 Marketing et Digital Business en alternance à l’ESDES organisent les Digiday’s, cycle de conférences et d’ateliers dédiés à la promotion de la mixité dans le numérique. Ils ont le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
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Article écrit par Clémentine Magnon-Pujo, étudiante en Master2 Marketing et Digital Business en alternance à l’ESDES Lyon Business School.

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